Nicolas Hulot le manchot de l'écologie

Nicolas Hulot est un véritable manchot pour l’écologie. Ne lui demandait pas de sauver la banquise, il en est incapable. Comment peut-on être aussi incompétent ? La réponse dans l’article.

Nicolas Hulot est affligeant. Faisons l’impasse sur les capacités d’orateur quasi-inexistantes du personnage. On  lui souhaite tout de même de s’exercer un peu. Le discours de prof écologiste hésitant ne passe pas. La révolution écologiste est en marche et nous donne des envies de partir en courant.  Attachons nous à son discours pour mieux comprendre.

Hier, Nicolas Hulot nous a présenté le Plan Climat de la France. Une bien belle histoire avec des déclarations péremptoires. « Nous annonçons la fin de la vente des voitures à essence et diesel d’ici 2040 », affirmait Nicolas Hulot , le jeudi 6 juillet 2017. On va vous parler uniquement des moyens de transports pour le reste on va pas prendre le risque de vous expliquer les choix douteux de ce Plan Climat.

Malheureusement le discours n’est pas réaliste et fait mal aux vrais écologistes. Lorsque l’on sait dans quelle catastrophe écologique le gouvernement français nous a plongé avec la valorisation des motorisations diesel, remettre le couvert avec la voiture électrique c’est quand même oser. Oui, chez SAUVAGES on ne croit pas à cette ambiguïté, soi-disant involontaire de la part de Nicolas Hulot.

C’est très simple, en 2040, date à laquelle il veut éradiquer les nouveaux modèles à essence ou diesel, la plupart de ces modèles seront de toutes façons… hybrides, et donc électrifiés sous une forme ou sur une autre. Une belle mesure qui sert donc à rien ! 

Alors oui Nicolas Hulot veut bêtement se concentrer sur le marché 100% électrique, une erreur grossière.

Selon les prévisions des cabinets d’expertise, les véhicules 100% électriques ne pèseront en effet pas plus de 10% du marché auto mondial, horizon 2030 !

Les études de PSA prévoient pour leur part que, en 2025, 85 à 90% des véhicules seront encore thermiques (essence ou diesel) dans l’Union européenne. Ce pourcentage se monterait à 95% aux Etats-Unis ou en Chine, 100% en Inde ou Amérique latine. PSA promet que 80% de son offre automobile sera électrifiée en 2023, c’est-à-dire constituée de voitures avec des éléments d’hybridation, des hybrides rechargeables ou des véhicules 100% électriques. C’est le traditionnel retard français…

 

Oser, c’est une habitude pour Nicolas Hulot.

Comment peut-on rester de marbre après les déclarations du Canard Enchaîné.  En plus de sa Fondation, l’actuel ministre de la Transition écologique détient la société Éole Conseil, dans le 16ème, essentiellement alimentée par des royalties touchées sur les ventes des shampoings, gels douche et autres lunettes estampillées « Ushuaïa ». Nicolas Hulot est le seul salarié de sa société et possède 99,9% des parts. Greenpeace a placé en 2006 les produits de la marque Ushuaïa sur la « liste rouge » des produits chimiques dangereux. Il y a un mois, c’était le magazine « 60 millions de consommateurs » qui épinglait trois produits de la marque, dont un gel douche contenant « un grand nombre de colorants susceptibles de provoquer des allergies » et un déodorant renfermant du benzyl salicylate, une substance soupçonnée d’être un perturbateur endocrinien.

Alors peut-etre que notre petit écolier de l’école Macron n’a pas bien fait ses devoirs. Lorsqu’il affirme qu’un constructeur européen veut passer au tout électrique d’ici 2019, il parle de Volvo. Le constructeur suédois a fait part le même jour de sa nouvelle stratégie verte en voulant électriser l’ensemble de sa gamme de véhicules. On parle ici de voitures hybrides. Les véhicules 100% électrique sont intéressants que pour les déplacements urbains, sur de courtes distances. La voiture électrique n’est pas une alternative durable. On se demande quand le gouvernement prendra conscience que l’on attend des décisions novatrices sur les questions de déplacement. 

Il en est de même pour le GNV (Gaz naturel véhicule). Ce carburant alternatif très peu développé en France est une solution pour les poids lourds et utilitaires. Le gain en terme de gaz à effet de serre du carburant GNV n’est pas si important pour que ce soit une vraie solution, hormis sous la forme de biogaz. Le problème reste sa production de biogaz qui est aujourd’hui très faible.

 

La vraie solution semble être L’hydrogène avec :

   Le moteur à hydrogène : un moteur à combustion interne utilisant l’hydrogène comme carburant. Le dihydrogène (H2) « explose » dans le dioxygène (O2), cette réaction aboutissant à la production d’eau (H2O) et à une libération d’énergie.

   La pile à combustible : le marché du véhicule électrique est dominé par les modèles dotés d’une batterie. Mais le véhicule électrique peut aussi fonctionner grâce à une pile à combustible. Un réservoir d’hydrogène alimente cette pile qui, par la rencontre entre l’hydrogène et l’oxygène, produit de l’électricité et rejette de l’eau. L’électricité alimente alors le moteur électrique. Le système stockage de l’électricité avec une pile à combustible hydrogène permet une autonomie pouvant aller jusqu’à 800 km.

Les voitures à hydrogènes sont reconnues pour ne pas consommer directement d’énergie fossile et n’émettent donc pas de dioxyde de carbone (CO2) ni polluants atmosphériques. Leurs gaz ne rejettent que de la vapeur d’eau. De plus l’hydrogène est une énergie inépuisable.

Pourtant le développement de l’hydrogène se heurte à des coûts importants et au manque d’infrastructures dédiées, et de stations de recharge en particulier. L’enjeu considérable réside dans le stockage de l’hydrogène. Il s’agit de trouver des moyens embarqués efficaces et sûrs permettant une autonomie satisfaisante des véhicules.

 

De bonnes idées du coté des mobilités douces.

L’annonce de la promesses de nouvelles infrastructures pour les vélos, inspirées des pays nordiques fait du bien. C’est indispensable et nous espérons une mise en application rapide de ces mesures. Quand on entend certaines personnes qui ne veulent pas se rendre au travail à vélo pour des raisons de sécurité c’est grave. La circulation à vélo est tout bonnement catastrophique à Paris. L’air y est de plus en plus irrespirable et les mauvaises initiatives de la Maire « écologiste » n’aident pas les parisiens.

Pour les ringards et autres nostalgiques on vous laisse sur « la complainte de l »heure de pointe » de Joe Dassin. Ce bon Joe semblait se la couler douce à Paris il y a quelques années déjà.

 

 

Plus d’informations sur les alternatives durables aux carburants pétroliers ICI.

 

Article de Smith.

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