Triste nouvelle ce matin, notre Johnny, ce symbole sauvage qu’était le célèbre chanteur de rock, vient de nous quitter à l’âge de 74 ans. Il avait annoncé qu’il souffrait d’un cancer des poumons en mars dernier. Une sortie fracassante, qui laisse la France en deuil.

Mais rappelez-vous, ses débuts dans les années 1960 qui annoncèrent la révolution de mai 68 que personne n’a vu venir. C’est de ça que l’on souhaite parler aujourd’hui. Sa jeunesse pleine de vitalité et de fougue, qui a totalement inspirée les français du baby-boom. C’est précisément le 21 juin 1963, que cent cinquante mille jeunes affluent vers la place de la Nation pour un concert géant. Celui-ci se termine dans le chaos le plus total, et laisse le général de Gaulle sans voix.

 

 

Cinq ans plus tard, ces mêmes jeunes arrachaient les pavés des rues pour casser des voitures. C’est ce bon vieux Johnny Hallyday qui en fut le détonateur. Il marqua le début d’une nouvelle époque, loin de celle prospère de l’après-guerre, où les parents de ces jeunes écoutaient Edith Piaf, Luis Mariano et Tino Rossi. Johnny incarne le rêve américain aux yeux de millions de jeunes gens, et va devenir le symbole de toute une génération.

 

 

Sa disparition est triste, mais tout a une fin. Les fans de Johnny devront se consoler avec ce qu’il représente, une idole pour les jeunes d’hier et un symbole du rock français pour ceux d’aujourd’hui. Son coté sauvage nous plait à tous. « Hallyday a toujours vécu dans une atmosphère d’orgie perpétuelle. » d’après Catherine Lara. Ça c’est une vrai rockstar : ses courses folles à deux cent à l’heure sur des petites routes, ses prises de coke et d’amphétamines, ses montagnes de dettes … Personne n’est parfait, et surtout pas un bad boy comme Johnny.

 

 

Pour autant, notre Johnny ne regrette rien, comme quand il chante « Si c’était à refaire ». Soyons donc heureux pour lui, qu’il a pu être celui qu’il voulait, un survivor du rock’n’roll, comme lorsqu’il se compare à Jagger, un des seul encore vivant ou qui n’a pas baissé son pantalon. « Mon ami Jimi Hendrix ? Mort. Brian Jones ? Mort. Et moi, je suis comme ces grands malades qui se battent pour ne pas mourir. » se confit-il à Le Monde en 1998.

 

 

Tu seras toujours dans nos cœurs Johnny, puisqu’une légende ne meurt jamais. Un homme était bien plus qu’un simple phénomène de foire. Beaucoup d’humanité et de valeurs furent de lui quelqu’un au grand cœur. Ce côté sauvage se caractérise par ses concerts humanitaires en Asie par exemple, ou encore par ses idées écolos, bien loin des motards en Harley. Comme dans sa chanson « Poème sur la 7ème », Johnny sème l’inquiétude et déclame un texte qui décrit l’angoisse d’un être humain dans un monde post-apocalyptique, privé de nature. C’est là que se trouve les véritables valeurs de Johnny.

 

Source photos ina.fr

 

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